Après plusieurs semaines de restauration, de ponçage, de peinture et de nettoyage, il est enfin temps de redonner vie au châssis de Breizh Mazout. Au programme de ce week-end : le remontage du train arrière… puis l’une des étapes que nous redoutions le plus, les fameuses barres de torsion.
Le train arrière retrouve sa place
Bonne nouvelle : l’expérience acquise sur La Bombarde commence à porter ses fruits.
Cette fois-ci, nous sommes quatre autour du châssis, chacun connaît son rôle et le remontage du train arrière se déroule presque sans difficulté. Silent-blocs, bras, fixations… tout retrouve progressivement sa place.
Il y a quelques mois, cette étape nous aurait pris des heures de réflexion. Aujourd’hui, on sent que l’équipe a énormément progressé.
Les barres de torsion… le retour du stress
Vient ensuite le moment que nous attendions un peu moins : le remontage des barres de torsion avant.
Au démontage, nous avions pris soin de repérer leur position… mais uniquement avec un marqueur. Nous avions ensuite réalisé un trait à la disqueuse… malheureusement du côté où il devient invisible une fois les barres remontées, ce qui nous a mis le doute sur la véracité du trait. Pas notre meilleure idée…
Au moment du remontage, quelque chose nous interpelle. Une barre semble beaucoup plus contrainte que l’autre. Rapidement, le doute s’installe :
« Et si nos repères étaient faux depuis le début ? »
Commence alors une longue séance d’essais, de démontages, de remontages et de calculs plus ou moins scientifiques…
Une mauvaise surprise…
Après plusieurs tentatives, nous décidons enfin de retourner le châssis.
Et là… douche froide.
La traverse centrale s’est légèrement déformée sous la contrainte des barres de torsion.
Ni une ni deux, tout redescend. Les barres sont immédiatement démontées pour éviter d’aggraver la situation. On préfère arrêter là pour la soirée, laisser passer une nuit et réfléchir avec un peu plus de recul.
Le lendemain, opération carrosserie. Avec beaucoup de patience, quelques outils et un peu de persuasion, nous parvenons à redresser la tôle.
Un coup de téléphone qui fait du bien
Dans le doute, nous passons un appel à Baptiste pour avoir un avis extérieur.
Après plusieurs échanges, nous décidons finalement de remonter les barres avec quelques crans de moins afin de limiter les contraintes exercées sur le châssis.
Avec le recul, nous pensons finalement que nos premiers repères étaient probablement les bons… comme quoi, il faut parfois savoir faire confiance à son travail plutôt que de se laisser envahir par le doute.
Une belle leçon pour la suite
Cette mésaventure nous rappelle qu’une restauration est aussi une aventure d’apprentissage. Même après une première 4L entièrement restaurée, certaines étapes continuent de nous donner du fil à retordre.
Le principal reste que nous ayons réagi rapidement. Le châssis a sans doute été légèrement fragilisé, mais nous pensons avoir évité le pire en démontant immédiatement et en corrigeant le problème avant de poursuivre le remontage.
Chaque difficulté nous fait progresser… et c’est aussi ça, l’esprit Ty 4L : apprendre, partager, se tromper parfois, mais toujours repartir de l’avant.
La suite s’annonce plus sereine avec le remontage des derniers éléments du châssis, avant de pouvoir enfin reposer la caisse de Breizh Mazout sur ses quatre roues. 🚗💛